SAISON 2010-2011
SAISON 2011-2012 -  SAISON 2010-2011
SAISON 2011-2012


Samedi 5 mai 2012
à 18H00
En partenariat avec la Maison de la Musique

CONGO MY BODY

"Congo My Body" est l’histoire d’une rencontre entre trois jeunes congolais : le danseur Djodjo Kazadi et les marionnettistes Serge Amisi et Yaoundé Mulamba. Ensemble, ils explorent la mémoire de leur pays déchiré par la guerre au début des années 90. Tous trois avaient dix ans à cette époque. Djodjo Kazadi était un enfant libre et insouciant dans cette République Démocratique du Congo en plein chaos. De leurs côtés, Serge Amisi et Yaoundé Mulamba avaient été recrutés malgré eux comme enfants soldats, perdus dans des combats qui les dépassaient. Difficile voire impossible de faire le récit d’un passé si tragique et dramatique ? Ils décident donc de raconter leur histoire au travers de marionnettes « parce qu’on ne peut pas arrêter une marionnette, même si elle critique le Président » confiaient-ils au journal Libération. Chant, danse, théâtre et manipulation d’objets se mélangent donc dans cette œuvre coup de poing.

A 17h30

LEAVE TO LIVE

Maquette de travail (durée 15’)

Après Congo my body, Yaoundé Mulamba revient sur son enfance brutalement interrompue, l’enrôlement forcé dans l’armée, le retour à la vie civile puis l’exil. Pour cela, il rassemble des matériaux - chant, témoignages, musiques du Congo - en vue d’un projet de spectacle pour lequel il recherche des soutiens. Car pour lui, comme pour Serge Amisi, l’art est une porte ouverte sur la vie.

Entrée libre sur réservation au 39 92

La Forge
17/19 rue des Anciennes Mairies
92000 NANTERRE
RER A Nanterre-Ville






Du 22 mars au 1er avril 2012
Du jeudi au samedi à 20H30
Le dimanche à 16h00


LE HAORI DE SOIE
inpiré du roman de Yasushi Inoué
"le fusil de chasse"

Avec l'aimable autorisation des Editions Stock

Conception, interprétation et mise en scène : Emmanuelle Meyssignac
Accompagnement à la contrebasse : Jean-Claude Oleksiak
Création des costumes : Laurence Chapellier
Régie générale : Xavier Bravin


Emmanuelle 2Le Haori de soie est une adaptation du fusil de chasse de Yasushi Inoué.
Ce court roman publié en 1949 se passe dans le Japon de l’immédiat après-guerre ; il raconte à première vue ce qui pourrait être une banale histoire d’adultère qui «se résout» par la mort d’une des protagonistes...
Le récit, après une longue introduction, est pour l’essentiel sous forme épistolaire : trois lettres - écrites par l’amante, sa fille, et la femme légitime - s’adressent au même lecteur supposé, qui est l’homme au centre de l’aventure.

Ce qui fait donc la singularité du texte de Yasushi Inoué, c’est de donner à découvrir son récit selon les trois points de vue des protagonistes féminins, chaque personnage choisissant de raconter tel ou tel évènement en fonction de ce qui l’a frappé, blessé, étonné ou plus simplement de ce qu’il en a perçu, puisque l’aventure évoquée était supposée être tenue secrète.

Une histoire est ainsi livrée par bribes, de manière incomplète, chargée d’émotions et de non-dits, l’auteur allant jusqu’à faire évoquer une même séquence par les trois protagonistes de manière sensiblement différente. Chaque lecteur est ainsi invité à tisser sa propre reconstitution en remplissant les «blancs» laissés par les personnages et en choisissant la plus «juste» version de tel ou tel évènement.

L’adaptation a consisté à transformer un texte destiné à la lecture en un texte fait pour être incarné. Je n’ai gardé que le corps du récit centré sur les femmes, je l’ai réduit à une durée possible pour la scène, j’ai cherché à rendre le style sensiblement plus direct et à donner à chacun des «monologues» un rythme propre qui touche au plus près la personnalité et l’état émotif de chacune (du moins de ce que j’en percevais).
Ainsi, le fusil de chasse est devenu le haori de soie - ce vêtement au centre de la révélation - simplement parce que l’orientation choisie dans mon adaptation m’a naturellement amenée à ce titre.

Actrice, j’ai choisi de m’emparer seule des trois personnages.
J’ai bien sûr travaillé en cherchant avant tout la particularité de chacune, mais avec la conscience un peu jubilatoire que la ressemblance physique (et pour cause !) entre les trois était justifiée du point de vue dramaturgique par le fait qu’elles appartiennent à la même famille (la femme et l’amante sont proches cousines) et qu’elle introduisait une dimension de trouble supplémentaire pour le spectateur.

Emmanuelle Meyssignac



Plein tarif : 22€
Tarif senior, cartes nanterrien : 15€
Demandeurs d'emploi, étudiants : 11€

Réservations et renseignements au : 01 47 24 78 35
Réservations par mail à notre rubrique : "Réservations"


Production : La Forge / Cie Patrick Schmitt









Du 25 au 29 janvier 2012
Du mercredi au samedi à 20H30
Le dimanche à 16h00


DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE
d'Etienne de La Boëtie
Avec François Clavier
Adaptation et mise en scène: Stéphane Verrue
Traduction en français moderne: Séverine Auffret, Edition Fayard


Affiche discours de la servitude volontaire















« Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libre ».

Vers 1550, un jeune homme de 17 ans, Etienne de La Boëtie, écrit un texte lumineux sur le rapport au pouvoir: c'est le Discours de la servitude volontaire. Qu’est-ce qui fait qu’un peuple tout entier se laisse asservir ? Et que doit-il faire, ce peuple, pour recouvrer sa liberté ?

« Je ne vous demande pas de le pousser, de l’ébranler, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, tel un grand colosse à qui on a dérobé la base, sous son propre poids, fondre en bas et se rompre. »

Certes, on pense au « Printemps Arabe ». Mais nous ? Ne sommes-nous pas aussi concernés par cette servitude volontaire ? Du lointain de la Renaissance, La Boëtie nous questionne, aujourd’hui, sur  les concepts de liberté, d’égalité et de fraternité. Il explore les mécanismes de la tyrannie bien sûr, mais surtout notre rapport ambigu au pouvoir. Pourquoi sommes-nous donc si passifs ? Qu’est-ce qui fait qu’un peuple tout entier se laisse asservir ?
En humaniste, sociologue, psychologue des masses avant l’heure, et sans donner la moindre leçons, il met de la pensée en mouvement et surtout nous invite à le faire avec lui. Il s’adresse à nous, s’interroge devant nous et nous emmène dans ses réflexions, à nous interroger sur nous-mêmes. Il le fait dans une langue toujours fluide, belle, vivante imagée, franche et voire même drôle !


Un discours fluide, éclairant et furieusement d’actualité; l'occasion de réentendre ce texte salué de siècle en siècle de Montaigne à... Michel Onfray.

Plein tarif : 22€
Tarif senior, cartes nanterrien : 15€
Demandeurs d'emploi, étudiants : 11€

Réservations et renseignements au : 01 47 24 78 35
Réservations par mail à notre rubrique : "Réservations"







SAISON FORGE 2012

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